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Maçon, électricien, conducteur de travaux, géomètre : les métiers du BTP couvrent des dizaines de spécialités, du chantier au bureau d’études. Chacun a ses missions, ses formations et ses repères de salaire ; certains profils restent difficiles à recruter, et l’embauche comme le détachement imposent des formalités précises.
Quels métiers exercent sur un chantier du BTP ?
Un chantier réunit des métiers très différents. Certains construisent la structure, d’autres équipent et finissent l’ouvrage, d’autres encore l’organisent et le chiffrent. Pour bien recruter, il faut d’abord savoir qui fait quoi.

Maçon, charpentier et couvreur dans la structure
Le gros œuvre regroupe les fondations, la maçonnerie, la structure et la charpente. Le maçon prépare les matériaux, réalise les fondations, les murs et les planchers, et peut aussi assurer la finition des murs. Expressinterim propose des maçons roumains formés aux standards européens, capables de s’adapter aux techniques et aux matériaux utilisés en France.
Le charpentier bois trace, fabrique et pose les charpentes et les ossatures. Le couvreur pose, entretient et rénove les toitures, et peut intervenir sur l’étanchéité, l’évacuation des eaux ou l’isolation. Le couvreur-lauzier, lui, pose des lauzes : ce sont des roches plates naturelles plus lourdes que l’ardoise, qui demandent une charpente renforcée. Le coffreur-bancheur met en place les coffrages et réalise les structures en béton. Ceux que propose Expressinterim sont formés aux techniques modernes du béton. Le grutier déplace les charges lourdes et vérifie son engin. Le batteur de profilés métalliques travaille avec lui pour enfoncer dans le sol des pièces de soutien.
Électricien et métiers du second œuvre
L’électricien installe, câble, met en service et contrôle les équipements électriques. Le plombier s’occupe des réseaux d’eau et des appareils sanitaires, et le chauffagiste installe et entretient les appareils de chauffage. Ce sont trois compétences distinctes. Le menuisier fabrique ou pose fenêtres, portes et agencements, mais savoir fabriquer en atelier ne veut pas dire savoir poser. Le plâtrier-plaquiste réalise cloisons, plafonds et doublages, qui contribuent à l’isolation thermique et acoustique. Dans les métiers du bâtiment liés aux finitions, le peintre prépare les supports, le carreleur habille sols et parois, et le solier-moquettiste pose des revêtements souples. Le chapiste coule une chape, c’est-à-dire une couche de mortier qui rend le sol plan, et le staffeur réalise des décors en plâtre.
Conducteur de travaux, études et travaux publics
Le chef de chantier organise le travail de chaque jour, coordonne les équipes et contrôle l’avancement, la qualité et la sécurité. Expressinterim présente des chefs de chantier roumains qui ont déjà dirigé plusieurs projets. Le conducteur de travaux, lui, pilote les moyens humains, techniques et financiers jusqu’à la livraison, en tenant les délais et le budget.
Le secteur du BTP emploie aussi des ingénieurs, des techniciens du bâtiment ou du personnel administratif. L’économiste chiffre les coûts, le géomètre-topographe fait les relevés et le dessinateur-projeteur adapte les plans. Parmi les nouveaux métiers du bâtiment, on trouve la modélisation et la coordination BIM, c’est-à-dire la maquette numérique de l’ouvrage, ainsi que le chef de projet en rénovation énergétique. Dans les travaux publics et le génie civil, le conducteur d’engins de travaux publics terrasse ou nivelle, le canalisateur pose les réseaux et le constructeur de routes réalise les chaussées. D’autres spécialités existent : la réhabilitation de canalisations sans tranchée, le coffrage glissant, le minage, l’inspection d’ouvrages immergés et la signalisation routière.
Quelles formations mènent aux métiers du BTP ?
On peut entrer dans le BTP par un diplôme professionnel, un cursus supérieur ou une formation courte. Le bon parcours dépend du niveau de responsabilité visé.

Du CAP au bac professionnel
Après la troisième, un CAP se prépare généralement en 2 ans et permet de travailler directement. Il existe notamment des CAP de maçon, couvreur, électricien, charpentier bois, carreleur, peintre, monteur en installations sanitaires et conducteur d’engins.
Le bac professionnel se prépare généralement en 3 ans après la troisième, ou en 2 ans après un CAP du même domaine. Le brevet professionnel se prépare en 2 ans en apprentissage. Un CAP peut aussi être complété par un certificat de spécialisation.
Parmi les spécialités, on trouve le bac pro organisation et réalisation du gros œuvre et le bac pro travaux publics. Ce diplôme peut aider à évoluer vers un poste de chef d’équipe. Le bac technologique STI2D, avec l’enseignement architecture et construction, est une autre voie d’accès.
Études supérieures et encadrement
Le BTS bâtiment et le BTS travaux publics se préparent en 2 ans après le bac. D’autres BTS concernent le géomètre-topographe, la modélisation numérique ou le management économique de la construction. Le BUT génie civil-construction durable dure 3 ans et propose quatre parcours : travaux bâtiment, travaux publics, réhabilitation et performances environnementales, et bureaux d’études conception. Le BUT métiers de la transition et de l’efficacité énergétiques porte notamment sur les installations énergétiques.
Les licences professionnelles peuvent porter sur la conduite de chantier, l’économie de la construction, la performance énergétique ou la modélisation numérique. À bac + 5, un diplôme d’ingénieur ou un master de génie civil prépare notamment aux études techniques et à la conduite de chantiers. Pour devenir chef de chantier, on passe généralement par un bac + 2, mais l’expérience d’encadrement compte beaucoup.
Parcours courts et formation avant embauche
Pour devenir grutier, on peut passer le titre professionnel de conducteur de grue à tour ou le CAP conducteur d’engins de travaux publics et carrières. En froid, un bloc de compétences de frigoriste dure 147 heures, soit environ quatre semaines, et un an d’expérience préalable est recommandé. Le parcours complet dure environ 1 050 heures, soit 7,5 mois. La POEI (préparation opérationnelle à l’emploi individuelle) permet d’adapter les compétences d’un candidat avant de l’embaucher. Elle peut durer jusqu’à 450 heures avec un organisme de formation, ou 600 heures pour certains publics prioritaires. En tutorat intégral dans l’entreprise, elle est limitée à 300 heures et ouvre droit à une aide pouvant atteindre 5 € par heure. Depuis la loi du 18 décembre 2023, l’AFPR a été fusionnée avec la POEI.
Une formation BTP peut être rémunérée, sous conditions : par l’ARE-F, par la rémunération de formation France Travail ou par une rémunération de fin de formation. Selon France Travail, la rémunération de formation pour un temps plein est de 775,65 € par mois en 2026, si les conditions sont remplies.
Combien gagne-t-on dans les métiers du BTP ?
Les salaires du BTP sont très variables. Pour comparer une offre, vous avez besoin de repères fiables et de savoir ce qui les fait bouger.
Le salaire moyen dans la construction
Selon l’Insee, le salaire net mensuel moyen dans la construction était de 2 440 € en équivalent temps plein en 2023.
Ce salaire moyen porte sur tout le secteur du bâtiment et des travaux publics. Il ne dit pas combien gagne un ouvrier du BTP dans un métier précis ou avec une qualification donnée.
- Moyenne Insee : un repère pour l’ensemble du secteur, pas pour un poste en particulier.
- Fiche métier : le salaire indiqué donne une idée, ce n’est pas un minimum conventionnel.
- Convention collective : c’est elle qui fixe les minimums applicables.
Ce qui fait varier la rémunération salariée
La qualification et l’ancienneté changent la rémunération, même pour un intitulé de poste identique. La convention collective applicable et la région jouent aussi.
Les primes et les heures supplémentaires modifient ce qui est réellement perçu. Pour comparer deux métiers, il faut donc séparer le salaire de base de ces compléments.
Les revenus des artisans indépendants
Selon l’Insee, les non-salariés de la construction, hors micro-entrepreneurs, avaient un revenu mensuel moyen de 2 990 € en 2023.
Toujours selon l’Insee, ce revenu était de 920 € par mois en 2023 pour les micro-entrepreneurs de la construction. Ce sont des moyennes, pas le revenu d’un métier en particulier.
Un artisan n’a pas de salaire fixe. Il faut distinguer son chiffre d’affaires, son bénéfice et ce qui lui reste vraiment une fois les charges et prélèvements payés.
Quels métiers du BTP recrutent le plus difficilement ?
Les entreprises recrutent moins qu’avant, mais elles ont toujours du mal à trouver certains profils qualifiés. Les chiffres de France Travail permettent d’y voir plus clair.
Des besoins élevés, mais en recul
L’enquête BMO (Besoins en main-d’œuvre) de France Travail compte 139 670 projets de recrutement dans la construction en 2026, contre 166 840 en 2025.
- Baisse de 16,4 % : c’est le recul des projets entre 2025 et 2026.
- 65 % de projets difficiles : c’est la part des recrutements jugés difficiles dans la construction en 2026.
- Tension et volume : un recrutement difficile ne veut pas dire qu’on embauche davantage.
Autrement dit, les entreprises cherchent moins, mais trouvent toujours difficilement.
Les qualifications les plus difficiles à trouver
Selon l’enquête BMO 2026 de France Travail, 79,7 % des projets visant des couvreurs sont jugés difficiles. C’est le cas de 74,8 % des projets pour les charpentiers bois et métal.
Pour les maçons qualifiés, la part atteint 70,5 % selon France Travail.
Offres publiées et état de l’emploi
Pour les ouvriers qualifiés en menuiserie-agencement, 71,2 % des projets sont jugés difficiles en 2026, selon France Travail.
| Domaine (juillet 2025 – juin 2026) | Offres France Travail |
| Maçonnerie | 29 170 |
| Électricité du bâtiment | 28 740 |
| Installation sanitaire et thermique | 27 820 |
| Préparation du gros œuvre et des travaux publics | 27 100 |
| Menuiserie aluminium | 20 540 |
Une offre publiée ne correspond pas forcément à un poste pourvu. Par ailleurs, la Fédération française du bâtiment a compté 16 000 postes salariés perdus dans le bâtiment entre le premier trimestre 2025 et celui de 2026, et l’intérim a reculé. Ce chiffre ne concerne que le bâtiment, pas l’ensemble du BTP.
Comment recruter des professionnels du BTP ?
Un bon recrutement dans le BTP repose sur trois étapes : vérifier les compétences, accomplir les formalités et, si vous faites appel à des travailleurs détachés, respecter les règles qui s’y appliquent.

Vérifier les compétences et préparer la sécurité
Commencez par décrire le poste : type d’ouvrage, matériaux, machines, travail en hauteur, déplacements, coactivité (plusieurs entreprises qui travaillent en même temps) et autonomie attendue.
Le code RNCP sert à vérifier un diplôme ou un titre, mais rien ne vaut un essai pratique. Après les vérifications nécessaires, c’est l’employeur qui délivre l’autorisation de conduite ou l’habilitation électrique.
- Caces : il valide un savoir-faire de conduite, mais ce n’est ni un diplôme ni une autorisation de conduire.
- Attestation médicale : depuis le 1er octobre 2025, elle est exigée pour les activités de conduite d’engins et d’électricité concernées.
- Risques à anticiper : chutes, manutention, engins, poussières, bruit et météo.
- PPSPS : le plan de sécurité que chaque entreprise intervenante doit établir sur un chantier coordonné.
Ce plan est finalisé après l’inspection commune et avant le début des travaux. Le Code du travail donne à chaque entreprise un délai de 30 jours après réception du contrat signé. Ce délai passe à 8 jours pour certains travaux de second œuvre ou accessoires sans risques particuliers.
Accomplir les formalités d’embauche
La DPAE (déclaration préalable à l’embauche) doit être envoyée à l’Urssaf avant la prise de poste, au plus tôt 8 jours avant. Le salarié est aussi inscrit au registre du personnel. Pour les salariés concernés, il faut demander la carte BTP, qui coûte 9,80 € selon Service Public. Elle sert à identifier le salarié sur le chantier, pas à prouver ses compétences. Sans carte, l’amende peut atteindre 4 000 € par salarié, et 8 000 € en cas de récidive dans les deux ans.
Expressinterim aide les entreprises françaises à recruter des ouvriers roumains qualifiés pour des missions temporaires et s’occupe des démarches administratives et de la logistique. Nous proposons des contrats de six mois renouvelables, avec une formule flexible et sans engagement.
Encadrer le détachement de travailleurs roumains
Pour qu’il y ait détachement, il faut une entreprise réellement implantée hors de France, une mission temporaire et un contrat de travail qui reste lié à cette entreprise. Ce n’est donc pas une embauche directe en France. Avant la mission, l’employeur étranger fait sa déclaration SIPSI (sauf exemption), désigne un représentant en France et garde les justificatifs à disposition. De votre côté, demandez-lui l’accusé de réception SIPSI. S’il ne vous le fournit pas, vous devez faire une déclaration subsidiaire dans les 48 heures après le début de la mission, ce qui ne le dispense pas de sa propre déclaration.
La carte BTP des salariés détachés doit être demandée ou mise à jour. Depuis le 1er avril 2024, elle est valable cinq ans, mais il faut y reporter le numéro de chaque nouvelle déclaration. Le certificat A1 indique le régime de sécurité sociale applicable, sans remplacer SIPSI ni une éventuelle autorisation de travail. Les frais de transport, de repas et d’hébergement remboursés ne comptent pas dans la rémunération si les conditions de l’article R. 1262-8 sont remplies. Après 12 mois, de nouveaux droits s’appliquent. Ce seuil peut être repoussé à 18 mois par une déclaration motivée. Le cadre européen prévoit 24 mois au maximum, sous conditions.
Foire aux questions
Quelle est la différence entre le bâtiment et les travaux publics ?
Le bâtiment construit les édifices. Les travaux publics réalisent ou entretiennent les routes, les ponts, les tunnels et les réseaux. Dans le bâtiment, le gros œuvre comprend les fondations, la maçonnerie, la structure et la charpente.
Quelles compétences vérifier avant de recruter un maçon ?
Selon le poste, vérifiez l’implantation, le coffrage et la lecture de plans, en tenant compte de l’ouvrage, des matériaux et de l’autonomie attendue. Le code RNCP confirme le diplôme, mais un essai pratique reste indispensable.

