Sommaire
- La grille de salaire restauration collective et son cadre légal
- La nouvelle grille salaire restauration collective 2026 en détail
- Quel niveau correspond à quel poste en restauration
- Calcul du salaire net d’un agent de restauration collective
- Majorations et compléments qui s’ajoutent à la grille salariale
- Foire aux questions sur la grille de salaire applicable en restauration collective en 2026
La grille salaire restauration applicable en 2026 repose sur la convention collective nationale du 20 juin 1983. C’est le socle de référence de la restauration de collectivités.
La grille de salaire restauration collective et son cadre légal
La grille de salaire restauration collective est encadrée par la convention collective nationale du personnel des entreprises de restauration de collectivités, identifiée sous l’ IDCC 1266 et le numéro de brochure 3225. Étendue par arrêté du 2 février 1984, cette convention collective restauration s’applique à toutes les entreprises du secteur en France, qu’il s’agisse de grands groupes ou de structures plus locales. Elle fixe des salaires minimaux obligatoires, opposables à tout employeur du secteur.

La convention collective IDCC 1266, référence de la restauration de collectivités
- Champ d’application : la convention couvre l’ensemble du personnel relevant de la restauration collective, sans distinction de taille d’entreprise ou d’enseigne.
- Texte consultable : le document complet est accessible sur Légifrance, avec une organisation par thème qui facilite l’accès aux dispositions applicables.
- Actualisation régulière : la grille évolue par avenant, afin de tenir compte du SMIC et des négociations de branche.
Chaque avenant modifie la grille de salaire et s’impose aux entreprises concernées. Un mauvais repère de date peut avoir des conséquences concrètes : rappel de salaire, risque contentieux, non-conformité lors d’un contrôle. Vérifiez donc la version applicable au 1er juin 2026 ainsi que les barèmes associés.
La primauté de la branche sur les accords d’entreprise
Sur les salaires, la règle est simple. La convention collective nationale de la branche prime sur les accords d’entreprise pour les matières prévues par les articles L2253-1, L2253-2 et L2253-3 du Code du travail, et les minima conventionnels en font partie. Autrement dit, un accord interne conclu dans une entreprise relevant de la convention collective sodexo restauration, ou de toute autre société du secteur, ne peut jamais prévoir une rémunération inférieure aux minima de branche.
Des dispositions d’entreprise peuvent exister sur d’autres sujets, parfois avec des règles plus favorables. Mais pour les salaires minimaux, le plancher reste celui fixé par la branche. C’est ce qui donne toute sa portée à la grille de salaire restauration collective : chaque niveau, chaque échelon, chaque taux horaire doit être comparé à la référence conventionnelle en vigueur. Si vous souhaitez élargir votre analyse, vous pouvez aussi consulter notre article sur le salaire intérim, utile pour comprendre l’application de la grille de salaire restauration collective aux travailleurs temporaires.
La nouvelle grille salaire restauration collective 2026 en détail
La nouvelle grille salaire restauration collective 2026 fixe le cadre de rémunération du secteur autour de 9 niveaux de classification, du premier emploi sans qualification jusqu’aux fonctions d’encadrement supérieur. Pour chaque niveau, la grille de salaire applicable prévoit un taux horaire brut minimum, un montant mensuel brut et un revenu annuel de référence.
Les 9 niveaux de classification et leurs taux horaires
La grille salaire restauration collective 2026 démarre à 11,89 € brut de l’heure au niveau I et atteint 19,31 € au niveau IX. L’écart dépasse 60 %. Il traduit la diversité des métiers, des responsabilités, du niveau d’autonomie et de la technicité attendue en restauration collective.
Le taux horaire brut minimum est calculé sur la base de 151,67 heures mensuelles, soit la durée légale du travail. L’avenant applicable pour les salaires 2026 a été construit en cohérence avec le SMIC horaire de 11,88 €, ce qui place le niveau I à 11,89 €. Autrement dit, la nouvelle grille garantit, dès le premier niveau, un salaire minimum conventionnel supérieur au plancher légal.
| Niveau | Taux horaire brut (€) | Salaire mensuel minimum (€) | Revenu annuel minimum (€) |
| Niveau I | 11,89 € | 1 803,32 € | 23 443,16 € |
| Niveau II | ~12,50 € | ~1 895,88 € | ~24 646,44 € |
| Niveau III | ~13,20 € | ~2 002,04 € | ~26 026,52 € |
| Niveau IV | ~14,00 € | ~2 123,38 € | ~27 603,94 € |
| Niveau V | ~14,90 € | ~2 259,88 € | ~29 378,44 € |
| Niveau VI | ~15,90 € | ~2 411,55 € | ~31 350,15 € |
| Niveau VII | ~16,90 € | ~2 563,22 € | ~33 321,86 € |
| Niveau VIII | ~18,10 € | ~2 745,23 € | ~35 687,99 € |
| Niveau IX | 19,31 € | 2 928,68 € | 38 072,84 € |
Cette grille de salaire applicable vous permet de contrôler rapidement la conformité d’une fiche de paie, d’un paramétrage SIRH ou d’une proposition de rémunération. Point de vigilance : les montants affichés pour les niveaux II à VIII restent indicatifs. Seuls les niveaux I et IX sont publiés ici de façon certaine. Pour sécuriser le salaire minimum conventionnel exact de chaque échelon, il faut se référer à l’avenant officiel disponible sur Légifrance.
Le salaire minimum conventionnel mensuel brut par niveau
La classification rend la progression lisible. Entre le niveau I et le niveau IX, le salaire minimum passe de 1 803,32 € à 2 928,68 € mensuels bruts, soit plus de 1 100 € d’écart au sein de la grille de salaire. Cette évolution accompagne la montée en compétence, l’expérience, le degré de responsabilité et, pour certains postes, l’accès à des fonctions cadres.
- Niveau I : 1 803,32 € mensuel brut, soit 23 443,16 € par an. C’est le minimum conventionnel de départ, légèrement supérieur au salaire minimum légal.
- Niveau II : environ 1 895 € mensuel brut, pour des emplois avec une première spécialisation.
- Niveaux III à V : entre environ 2 000 € et 2 260 € mensuels bruts, pour des emplois qualifiés ou confirmés.
- Niveaux VI à VIII : entre 2 400 € et 2 750 € mensuels bruts, avec des fonctions de coordination, de responsabilité opérationnelle ou de management intermédiaire.
- Niveau IX : 2 928,68 € mensuel brut, soit 38 072,84 € par an, pour les postes de direction et d’encadrement supérieur.
En pratique, chaque salarié doit pouvoir identifier son niveau, son échelon, sa classification et le salaire minimum conventionnel correspondant sur sa fiche de paie. Appuyez-vous toujours sur l’avenant officiel à jour pour confirmer le salaire applicable après une évolution de poste ou un ajustement d’horaire.
Pour mémoire, les termes utilisés par la convention peuvent varier selon la présentation interne de l’entreprise : grille, grille de salaire, grille salariale, classification, niveau ou échelon, mais l’objectif reste le même : garantir un salaire minimum conventionnel conforme, un taux horaire brut minimum exact et une rémunération alignée avec le minimum conventionnel du poste.
Quel niveau correspond à quel poste en restauration
Connaître sa place dans la grille de salaire, c’est savoir où l’on se situe et ce que l’on peut viser ensuite. En restauration, la classification des emplois permet d’identifier, pour chaque poste, le minimum conventionnel, le niveau applicable et les perspectives d’évolution. La grille de salaire applicable en 2026 va du premier emploi sans qualification jusqu’aux fonctions d’encadrement et aux postes de cadres.

Le salaire d’un aide-cuisinier selon son niveau
Le salaire d’un aide-cuisinier en restauration collective se situe généralement au niveau I ou II de la classification. Au niveau I, le taux horaire brut minimum est de 11,89 €, soit 1 803,32 € brut par mois : c’est le minimum conventionnel applicable pour un poste d’entrée sans qualification particulière. Cette base concerne aussi, selon les missions confiées, des emplois comme agent de restauration, plongeur ou aide de cuisine débutant.
Lorsque le salarié acquiert une première expérience ou une qualification reconnue, il peut accéder au niveau II. L’avenant de branche encadre ce passage et précise les critères applicables. Autrement dit, le salaire d’un aide-cuisinier dépend du niveau retenu dans la grille de salaire, de l’expérience et du contenu réel du poste.
Pour les équipes RH comme pour les exploitants, ce point mérite une attention particulière. En cas d’intérim, le taux horaire brut minimum doit rester aligné sur celui du salarié permanent occupant un emploi comparable, à niveau égal. La grille s’impose quel que soit le contrat : un intérimaire et un salarié permanent occupant un emploi comparable doivent percevoir le même taux horaire brut minimum.
Des postes d’exécution aux postes d’encadrement
La grille organise les métiers de la restauration selon une progression lisible. Chaque niveau correspond à un degré d’autonomie, à des compétences attendues et à un périmètre de responsabilité. On part des fonctions d’exécution, très encadrées, pour aller vers des missions de pilotage de site, de management et de gestion.
- Niveaux I et II : postes d’entrée, tâches d’exécution encadrées, premiers emplois en restauration, avec un horaire et des missions définis de manière précise.
- Niveaux III à VI : postes qualifiés, cuisiniers confirmés, chefs de partie, responsables de salle, avec davantage de technicité, d’autonomie et parfois l’animation d’une petite équipe.
- Niveaux VII à IX : encadrement de site, direction d’unité, gestion d’équipes, suivi budgétaire et responsabilités élargies, notamment pour certains cadres.
Pour vous, cette grille n’est pas seulement un document conventionnel. C’est un outil de gestion. Elle aide à positionner un collaborateur au bon niveau, à formaliser une évolution via un avenant si nécessaire, et à vérifier que la grille de salaire reste applicable au regard des missions réellement exercées.
Point de vigilance : la classification doit toujours être cohérente avec le poste tenu au quotidien. Le taux horaire brut minimum et le mensuel brut découlent directement de cette analyse. Si le contenu de l’emploi évolue, il faut réexaminer le niveau retenu. C’est particulièrement important en restauration, où les fonctions montent souvent en responsabilité de façon progressive. Bien utilisée, la grille vous permet de positionner chaque collaborateur au niveau correct, de déclencher un avenant au bon moment et de démontrer, en cas de contrôle, la cohérence entre poste tenu et rémunération appliquée.
Calcul du salaire net d’un agent de restauration collective
Connaître le brut ne suffit pas. Ce qui compte, au quotidien, c’est le montant réellement versé sur le compte du salarié. Pour estimer le salaire net agent de restauration collective, il faut partir de la grille conventionnelle, repérer le bon niveau, le bon échelon, puis appliquer la méthode de calcul du brut au net.

Le rôle de l’échelon dans le calcul du salaire brut
Le point de départ est simple : identifier la combinaison niveau – échelon. Le niveau correspond à la catégorie de poste dans la restauration collective. L’échelon traduit, lui, l’expérience ou l’ancienneté reconnue dans ce cadre. À chaque position dans la grille correspond un montant mensuel brut, qui sert de référence pour calculer le salaire.
Cette information figure en principe dans le contrat de travail, et souvent aussi sur la fiche de paie. Mieux vaut vérifier les deux. Vous vous assurez ainsi que le montant versé respecte bien le minimum conventionnel applicable, ainsi que le taux horaire brut minimum prévu pour le poste.
Passer du brut au net pour un agent de restauration collective
Une fois le classement confirmé, le calcul du brut est direct : taux horaire brut minimum ou taux prévu par la grille du poste × 151,67 heures pour un temps plein, hors prime, majoration ou autre élément variable lié à l’horaire. On obtient alors une base mensuelle brute à partir de laquelle on peut estimer le net.
Le salaire net résulte ensuite de la déduction des cotisations sociales, soit environ 23 % du brut dans le cas présenté. Pour un agent classé au niveau I, avec un salaire de 1 803,32 € mensuel brut, le net atteint environ 1 389 €. C’est un ordre de grandeur utile pour vos simulations, vos recrutements ou vos échanges avec les équipes.
La rémunération des intérimaires en restauration collective
En intérim, la logique reste proche, mais la structure de la rémunération change. Le salaire de base demeure aligné sur la grille et sur le minimum conventionnel applicable au poste occupé en restauration collective. À ce socle s’ajoutent deux indemnités : l’indemnité de fin de mission (10 %) et l’indemnité compensatrice de congés payés (10 %). Au total, le brut augmente donc de 20 % par rapport au seul salaire de base.
Exemple concret : pour un intérimaire au niveau I, le salaire de base s’élève à 1 803,32 €, auxquels s’ajoutent 180,33 € d’IFM et 180,33 € d’ICCP. Le total atteint ainsi 2 163,98 € brut pour un mois complet. Ce mécanisme compense à la fois la précarité du contrat et l’absence de congés payés pris sous la forme classique.
L’entreprise de travail temporaire, en tant qu’employeur, verse généralement le salaire autour du 12 du mois suivant. La protection sociale s’applique dès le premier jour. Et pour ouvrir des droits au chômage, le salarié devra justifier d’au moins 610 heures ou 88 jours de mission. Un point à anticiper, surtout lorsque les missions s’enchaînent avec des variations d’horaire.
Majorations et compléments qui s’ajoutent à la grille salariale
La grille salariale fixe un socle. Pas une limite. En restauration, la rémunération réelle dépend ensuite de plusieurs éléments très concrets : l’horaire effectué, l’organisation du travail, les primes prévues et les avantages accordés. Autrement dit, la grille salaire restauration collective 2026 donne un repère de départ, mais le salaire final se construit ligne par ligne.
Heures supplémentaires et complémentaires en restauration
Les minima conventionnels définissent une base de calcul claire, à partir du taux horaire brut minimum correspondant au niveau du salarié dans la grille. Ensuite, tout se joue sur le temps réellement travaillé. C’est ce volume horaire qui majore la rémunération, dans le cadre fixé par la convention collective et le Code du travail.
- CDI, 8 premières heures supplémentaires : majoration de 25 % du taux horaire brut applicable, avec ouverture du droit au repos compensateur.
- CDI, heures au-delà de la 8e : majoration de 50 %, avec un impact direct sur la rémunération des semaines les plus chargées.
- Temps partiel, heures complémentaires : majoration de 10 % jusqu’au 1/10e de la durée contractuelle, puis 25 % au-delà, dans la limite de 25 % de cette durée.
Ces règles s’appliquent à l’ensemble des entreprises du secteur de la restauration collective, intérim compris. Un avenant d’entreprise ne peut pas prévoir moins : ces dispositions protègent le salarié et sécurisent l’employeur. Les appliquer correctement, c’est sécuriser vos bulletins de paie et prévenir tout litige.
Primes et avantages complétant la rémunération de base
À ces majorations s’ajoutent d’autres compléments, prévus selon les conditions de travail et les accords applicables.
- Prime de travail de nuit (21h-7h) : entre 15 % et 25 % du taux horaire, selon le dispositif applicable.
- Prime de pénibilité : entre 10 % et 15 % du taux horaire pour des conditions de travail exigeantes : chaleur, port de charges, station debout prolongée en cuisine.
- Avantages en nature et titres-restaurant : repas fournis, titres-restaurant, remboursement des frais de transport, autant d’éléments à intégrer dans l’évaluation globale.
Pour les intérimaires, ces compléments s’ajoutent au salaire de base, mais aussi à l’IFM (10 %) et à l’ICCP (10 %). Le total peut donc dépasser sensiblement les minima conventionnels issus de la grille salariale. Si vous pilotez vos coûts ou vos recrutements, ce point est décisif : seule une vision complète permet d’estimer correctement le coût réel du poste et la perception du salarié.
Foire aux questions sur la grille de salaire applicable en restauration collective en 2026
Quelle est la grille de salaire applicable en restauration collective en 2026 ?
En restauration collective, la grille de salaire applicable en 2026 relève de la convention collective nationale et de son IDCC 1266. Elle est actualisée par avenant de branche. Cette nouvelle grille fixe les barèmes minimaux à respecter selon la classification des emplois.
Concrètement, la grille prévoit 9 niveaux de classification, avec un taux horaire brut allant de 11,89 € au niveau I à 19,31 € au niveau IX. Le salaire minimum mensuel brut s’établit ainsi entre 1 803,32 € et 2 928,68 €. Ce salaire applicable s’impose à tous les employeurs du secteur de la restauration concernés : aucune dérogation à la baisse n’est possible.
Comment identifier son niveau et son échelon dans la grille 2026 ?
Le niveau apparaît en principe sur la fiche de paie. L’échelon, lui, est généralement précisé dans le contrat de travail. C’est cette combinaison, niveau et échelon, qui permet de rattacher le salarié à la bonne grille et de vérifier le mensuel brut auquel il peut prétendre.
Pour contrôler que le salaire applicable est bien respecté, il faut comparer la rémunération versée avec la grille de salaire, les barèmes conventionnels et les salaires 2026 publiés dans le texte officiel. Si un doute subsiste, la convention collective nationale, consultable sur Légifrance, reste la référence applicable. En cas d’écart, le salarié peut se tourner vers les représentants du personnel ou l’inspection du travail.
Quelles augmentations de salaire sont prévues en restauration collective en 2026 ?
Le premier niveau est fixé à 11,89 € brut par heure, soit légèrement au-dessus du salaire minimum légal de 11,88 €. Les autres niveaux suivent la même logique de progression. La date d’entrée en vigueur des nouveaux barèmes peut notamment être arrêtée au 1er juin 2026, mais ce point doit toujours être vérifié dans le texte officiel publié.

