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L’ enquête Besoins en main-d’œuvre confirme une dynamique encore soutenue, avec 2,28 millions de projets d’embauche recensés à l’échelle nationale. Pour un dirigeant ou un DRH, ces données permettent de mieux lire les besoins du marché, d’identifier un secteur qui recrute en 2026 et d’ajuster ses actions en fonction de son bassin d’emploi, de sa région et de son secteur d’activité. Les données ouvertes disponibles sur besoin main d’œuvre 2025 offrent justement cette lecture détaillée.
Les résultats de l’enquête BMO France Travail 2026 et les secteurs qui recrutent

Qu’est-ce que l’enquête BMO de France Travail ?
Le BMO Besoins en main-d’œuvre est une enquête annuelle menée par France Travail auprès des employeurs. Elle prend la forme d’un questionnaire aux établissements, adressé à près de 1,8 million de structures, et génère environ 416 000 réponses exploitables chaque année. Ces données servent à mesurer les intentions d’embauche, les tensions par métier et l’évolution du marché du travail.
- Nomenclature FAP 2021 : les familles professionnelles servent de base pour classer les métiers et comparer les résultats de façon cohérente.
- Lecture territoriale fine : les résultats descendent jusqu’au bassin d’emploi, avec une vision par région et par secteur.
- 12 fichiers de données : l’ enquête BMO met à disposition des ressources directement exploitables, notamment par les acteurs de l’ emploi.
- Aide à la décision : elle permet aux entreprises de connaître leurs besoins et d’évaluer l’adéquation avec les besoins réels du terrain.
Conduite avec les acteurs publics de l’emploi, cette enquête BMO aide à objectiver les tensions et à orienter les politiques RH comme les parcours de formation. En clair, elle relie les intentions des employeurs à la réalité des recrutements.
Quels métiers recrutent le plus en 2026 ?
À l’inverse, certains métiers que peu de candidats souhaitent exercer restent durablement exposés aux tensions : couvreurs (79,7 % de projets difficiles), ouvriers en usinage (80,6 %) et chaudronniers (77,7 %). Ces chiffres illustrent l’ampleur des déséquilibres sur le marché du travail.
- Aides de cuisine et employés de restauration : 97 100 projets de recrutement, soit le volume le plus élevé.
- Viticulteurs et arboriculteurs : 83 800 projets, dont plus de 95 % sont saisonniers, ce qui confirme une forte dépendance à la main-d’œuvre temporaire.
- Aides à domicile et auxiliaires de vie : 69 500 projets, en hausse de 13,3 % par rapport à 2025, sous l’effet direct de l’évolution démographique.
L’ enquête BMO 2026 met en évidence un point simple : les métiers en tension traversent la restauration, l’industrie, l’aide à la personne et les activités saisonnières. Autrement dit, vos projets d’embauche doivent intégrer la rareté des candidats comme une donnée durable, et non comme un incident ponctuel.
Les difficultés de recrutement par secteur et région en France
La répartition des emplois par secteur d’activité en France fait apparaître de forts écarts selon les territoires. L’Île-de-France concentre 388 806 intentions d’embauche, devant l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 255 407. Dans le même temps, la Bourgogne-Franche-Comté enregistre le recul le plus net des difficultés de recrutement, avec -10,1 points. Globalement, les projets difficiles diminuent : 43,8 % en 2026 contre 50,1 % en 2025. Mais plusieurs secteurs restent sous tension, notamment la construction, l’agriculture et le nucléaire.
| Secteur d’activité | Tendance 2026 | Principaux métiers | Niveau de difficulté |
| Agriculture | Forte demande saisonnière | Viticulteurs, arboriculteurs, conducteurs d’engins | Élevé |
| Industrie | +24,8 % (énergie/déchets) | Soudeurs, chaudronniers, opérateurs nucléaires | Très élevé |
| Construction | Pénurie persistante | Maçons, menuisiers, peintres, couvreurs | Très élevé (couvreurs : 79,7 %) |
| Restauration | Volume le plus élevé | Aides de cuisine, serveurs | Modéré à élevé |
| Services à la personne | +13,3 % | Aides à domicile, auxiliaires de vie | Modéré |
Des solutions concrètes face aux pénuries de main-d’œuvre en France
Quand un secteur qui recrute en 2026 ne parvient plus à sécuriser ses effectifs, il faut élargir le champ des solutions. Pour répondre rapidement aux tensions de main-d’œuvre, certaines entreprises font le choix de travailleurs roumains qualifiés, mobilisables sous 48 heures avec des contrats renouvelables de six mois. Dans l’agriculture, le recrutement agricole roumanie constitue une réponse directe aux besoins saisonniers et aux pics d’activité.
Dans l’industrie, la rareté des profils pousse 74 % des recruteurs en tension à retenir des candidats moins expérimentés. Le recrutement industriel via des agences spécialisées permet au contraire de viser des profils adaptés et immédiatement opérationnels, dans un cadre conforme aux règles européennes. Même logique dans le BTP : alors que le nombre d’ouvriers en France en 2025 reste insuffisant au regard des besoins, les ouvriers construction roumains apportent une réponse concrète pour les chantiers qui manquent de maçons, menuisiers ou peintres.
Foire aux questions
Quels sont les besoins en main-d’œuvre prévus par France Travail pour 2026 ?
Selon l’ enquête BMO 2026 de France Travail, 2,28 millions de postes sont à pourvoir en France en 2026. Cette enquête sur les besoins en main-d’œuvre, menée entre octobre et décembre 2025 auprès de 416 588 établissements, détaille les intentions d’embauche par secteur d’activité, par métier et par région. La restauration, l’agriculture saisonnière, l’industrie et la construction figurent parmi les secteurs les plus dynamiques. On note aussi que 41 % des projets d’embauche concernent des CDI, dont les trois quarts répondent à des départs définitifs ou à une hausse d’activité.
Quels sont les métiers les plus en tension en France en 2025-2026 ?
Certains profils concentrent des tensions très fortes. Parmi les recrutements jugés difficiles, ceux de couvreurs atteignent 79,7 %, ceux des médecins 78,8 % et ceux des chefs cuisiniers 72,1 %. Dans l’industrie, les ouvriers qualifiés en conduite d’équipement d’usinage montent à 80,6 %, devant les chaudronniers à 77,7 % et les soudeurs à 71,3 %. Ce recrutement par secteur d’activité montre que les besoins en main-d’œuvre qualifiée dépassent souvent les ressources disponibles dans un bassin d’emploi.
Comment l’enquête BMO aide-t-elle les entreprises à anticiper leurs recrutements ?
L’ enquête sur les besoins en main-d’œuvre aide les entreprises à comprendre, très concrètement, les dynamiques de l’ emploi dans leur secteur et leur région. Les données sont consultables par bassin d’emploi et par familles de métiers, ce qui permet d’identifier plus finement les besoins du marché. Vous pouvez ainsi prioriser vos actions, ajuster vos calendriers de recrutement et repérer plus tôt les fonctions où les besoins risquent de se tendre.

